Qu’est-ce que la chair, d’après les Saintes Écritures ?
Dans l’épître de Paul aux Romains, on pourrait remplacer le mot « chair » par « sens physiques, mais ou pourrait même aller plus loin. La chair, ce sont aussi des sentiments et une volonté non régénérés.
L’homme naturel, charnel et spirituel
1 Corinthiens 2 : 14-15 « 14Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. 15L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. » LSG
1 Corinthiens 3 : 1 « 1Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. » LSG
L’homme naturel (l’homme animal)

L’homme naturel est incapable de recevoir les choses de l’Esprit de Dieu parce qu’il ne peut pas les comprendre. Tout son savoir se fonde sur ses cinq sens et son esprit est exclusivement gouverné par eux. Il a une connaissance par les sens.
Éphésiens 2 : 1-3 décrit la marche de l’homme naturel, « selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air », qui est le diable; selon « les convoitises de la chair », de ses sens physiques. Il est « par nature enfant de colère ». Tel est l’homme sans le Christ. Éphésiens 4 : 17-18 nous apprend que les païens marchent « selon la vanité de leurs pensées », qu’ils ont « l’intelligence obscurcie » et sont « étrangers à la vie de Dieu ».
Ils sont remplis de leur connaissance personnelle et ignorants des choses spirituelles. A la Nouvelle Naissance, les croyants acquièrent un savoir supérieur à celui de la chair : une connaissance par révélation. Et c’est en méditant la Parole de Dieu qu’ils vont développer cette connaissance qui dépasse le naturel. Les choses spirituelles ne peuvent pas être comprises avec la raison ou la logique, mais elles doivent être acceptées dans le cœur, par la foi.
L’homme charnel
Qui est-il ? 1 Corinthiens 3 : 1-3 y répond. C’est une personne qui croit en Dieu (pas forcément un nouveau-né dans la foi), qui fréquente une église locale et qui manifeste même les dons spirituels, mais qui est encore dirigée par ses sens physiques, en d’autres termes, par sa chair. Bien que née de nouveau, elle réagit comme l’homme naturel. Elle n’a pas fait sienne la loi de l’amour car lorsqu’on marche dans l’amour, il n’y a plus de place pour l’envie, les disputes, les rivalités ou les divisions.
L’homme spirituel
Il sait ce qui lui appartient en Jésus-Christ et se nourrit régulièrement de la Parole de Dieu. L’homme spirituel pratique la loi l’amour donnée par le Seigneur. L’homme naturel vit par ses sens et sa raison car ce sont les seuls moyens qu’il a à sa disposition. En revanche, l’homme spirituel, lui, vit par la foi dans la Parole de Dieu, guidé et éclairé par le Saint-Esprit.
Les œuvres de la chair et le fruit de l’Esprit
Les œuvres de la chair
Galates 5 : 19-21 «19Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, 20l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, 21l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. » LSG
On peut classer les œuvres de la chair en quatre catégories :
Les péchés de la convoitise (4) : l’adultère; la fornication; l’impureté et l’impudicité;
Les péchés relatifs au manque de respect ou de révérence de la Personne de Dieu (2) : l’idolâtrie et la sorcellerie;
Les péchés de l’humeur (9) : la haine; les désaccords; les jalousies; la colère; les querelles; les divisions; les hérésies; l’envie et les meurtres;
Les péchés de l’appétit, du boire et du manger (2) : l’ivrognerie et la profusion alimentaire.
Le fruit de l’Esprit
Galates 5 : 22-23 « 22Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, 23la douceur, la tempérance; la loi n’est pas contre ces choses. » LSG
Sainteté et sanctification
En qualité de gardiens de nos corps, nous devons renoncer aux œuvres de la chair et veiller à ce que Satan ne s’introduise plus dans la propriété de Dieu. Ne donnons aucun accès au diable; honorons et glorifions Dieu ainsi !
La sainteté est déclarative. Dieu nous a déclarés saints. A travers Son Fils Jésus-Christ, Il nous voit purs et ne se souvient plus de nos péchés. Mais bien souvent, dans l’imaginaire collectif, la sainteté est encore associée à l’austérité, à la pauvreté, à la tristesse, aux privations ou encore à l’isolement. Elle nous priverait de toutes les joies de la terre, que Dieu a pourtant créées en premier lieu pour Ses enfants.
La sanctification, ce choix que nous avons fait de nous séparer de ce monde pécheur et de nous mettre à part, n’est pas immédiate, mais davantage un processus.
Lorsque nous venons à Jésus, nous venons avec un cœur repentant. Le Seigneur nous pardonne et nous purifie, mais cela ne signifie pas que nous soyons devenus parfaits. Nous allons devoir entrer dans un processus durant lequel Dieu va nous transformer dans nos pensées, habitudes, caractères, paroles et actes afin d’être semblables à Son Fils Jésus-Christ qui, Lui aussi, a vécu en homme mais n’a péché en rien.
Irréprochables
L’irréprochabilité est un « marqueur » important de la maturité Chrétienne, pour un témoignage public et privé à la gloire de Dieu. Elle fait de nous des personnes recommandables à la fois devant Dieu et devant les hommes. Elle est aussi une source de liberté, de force et d’épanouissement.
Nous devons être inattaquables, n’avoir rien à cacher à Dieu et recevoir de l’Esprit-Saint un témoignage favorable. L’irréprochabilité doit être rattachée à notre foi en Jésus-Christ pour ne pas être qu’une œuvre religieuse. Le Seigneur Jésus étant le Seul à être irréprochable aux yeux de Dieu, il nous faut nous « revêtir » de Lui.
Nous devons montrer l’exemple auprès de tous (famille, amis, collègues de travail, voisins, etc;) par notre attitude, nos paroles mais aussi notre discipline personnelle.
L’excellence n’est pas la destination; c’est le chemin sur lequel nous devons marcher au quotidien.
1 Timothée 4 : 12 « 12Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté. »
LSG